Le Parlement Européen condamne la violence des autorités Françaises à l’encontre des manifestants

Le Parlement Européen vient d’adopter une résolution qui condamne le recours à des interventions violentes et disproportionnées par les autorités publiques lors de protestations et de manifestations publiques. C’est bien sûr la France qui est visée par cette résolution. La répression systématique et disproportionnée qu’elle déploie contre les Gilets Jaunes est sévèrement dénoncée, et le droit fondamental des citoyens à manifester pacifiquement réaffirmé avec force.

Alors que les blessures graves dues à l’usage de Lanceurs de Balles de Défense (LBD) et grenades lacrymogènes à charge explosive (type GLI-F4) par les forces de l’ordre se multiplient depuis le début des manifestations des Gilets Jaunes en France, faisant état à ce jour de 189 blessures à la tête et au visage, de 20 cas de manifestants ayant perdu l’usage d’un œil, 5 dont la main a été arrachée et même d’une femme décédée à sa fenêtre, il était urgent de mettre un terme à l’escalade alarmante de la répression. En effet, il n’y a plus de droit à manifester quand l’intégrité physique est mise en danger. La violence ne saurait être une réponse politique.

Le Parlement Européen demande donc « instamment » aux États membres de s’abstenir d’employer une force disproportionnée à l’encontre de manifestants pacifiques et charge le Président Tajani de transmettre cette résolution au Conseil, à la Commission, au Conseil de l’Europe ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États Membres. Le Président de la République française doit entendre l’alerte du Parlement européen et revoir sa politique de maintien de l’ordre, qui conduit à une surenchère de violence.

Les députés de la délégation Génération·s au Parlement Européen se réjouissent de l’adoption de cette résolution, dont ils ont été à l’initiative et qu’ils ont proposée aux présidents des groupes progressistes et écologistes du Parlement. Face à l’escalade alarmante de la répression sur le sol européen, cette condamnation est une victoire pour l’Etat de droit et pour la protection de nos libertés fondamentales.

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