L’autorité européenne du travail, première étape vers une lutte coordonnée contre le dumping social

Les députés Génération.s saluent la création de l’autorité européenne du travail qui permettra de mieux coordonner les actions des États membres en matière de respect des règles sociales et du droit du travail ; la fraude ou la négation des droits des travailleurs ont trop souvent pour origine l’incurie la plus complète des États, tant au niveau des moyens financiers que des ressources humaines dont ils dotent leurs propres organismes de contrôle.

C’est un premier pas vers l’harmonisation du contrôle, cependant il reste beaucoup à faire : pour combattre le dumping social et garantir les droits de tous les travailleurs européens l’Europe doit se doter dès que possible de 3 éléments fondamentaux :

Tout d’abord, une véritable inspection européenne du travail qui disposera d’un corps européen et pourra mener des inspections sur pièce et sur place lorsque des cas de fraude à la législation sont suspectés comme ce fut le cas sur le chantier de l’EPR à Flamanville.

Ensuite, un « Europol social » qui combinera des sanctions financières mais aussi pénales à l’égard des dirigeants des grandes entreprises, publiques comme privées, qui dérogent sans scrupules au droit du travail en faisant jouer les différences de niveaux de vie entre États membres.

Enfin, nous appelons la Commission européenne à remettre sur la table l’idée d’une carte électronique de sécurité sociale pour tous les travailleurs mobiles européens : la meilleure manière de garantir les droits des travailleurs européens, c’est d’en faciliter le respect avec les progrès technologiques de notre temps.

Les député.e.s Génération.s s’engagent à défendre ces mesures ambitieuses avec le Printemps européen lors des prochaines élections : sans cohésion sociale, le projet européen court à sa perte.

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