Contre les importations d’huile de palme, les députés de Génération.s se mobilisent !

La délégation Génération.s du Parlement européen a
choisi de voter contre le résultat du trilogue sur la promotion de
l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables.

Malgré une orientation d’ensemble plus ambitieuse que la proposition initiale de la Commission (en particulier l’objectif de 32% de renouvelables dans le bouquet énergétique à horizon 2030 au lieu de 27%)  et des avancées intéressantes notamment pour les communautés locales de l’énergie, qui sont le résultat du combat de la gauche et des écologistes, cet accord valide une régression que nous ne pouvons cautionner : alors que le Parlement européen s’était prononcé, en janvier dernier et à une écrasante majorité, pour la fin des importations d’huile de palme pour les agrocarburants à l’échéance 2021, cette date a été reculée à 2030. Sous la pression des lobbys industriels et des pays exportateurs (l’Indonésie et la Malaisie, principaux producteurs d’huile de palme, font du chantage sur des contrats pour Airbus ainsi que sur de l’équipement militaire), la séquence de trilogues qui a suivi ce vote avait débouché sur l’allongement de l’échéance à 2030, au grand dam des défenseurs de l’environnement.

La culture de
l’huile de palme est aujourd’hui responsable d’une véritable catastrophe
écologique : étroitement corrélée à la déforestation massive (en Indonésie,
elle a conduit à la disparition de la moitié de la forêt en 50 ans ;
depuis 2015, elle a mené à la destruction de plus de 130 000 hectares de
forêts), elle contribue, en détruisant les forêts primaires tropicales, au
réchauffement climatique et au déclin irréversible des écosystèmes et de la
biodiversité.

La voracité des grands groupes industriels n’aura de
limites que celles qui lui seront imposées par une législation contraignante.
Sans elle, la
course à la rentabilité se poursuivra au détriment de la planète. Pas plus tard
qu’en mai dernier, la France a autorisé au groupe Total l’ouverture d’une
« bioraffinerie » d’huile de palme à la Mède dans les
Bouches-du-Rhône.

En matière environnementale, chaque seconde compte.

Alors que la COP 14
sur la biodiversité et la COP 24 sur le climathissent ces deux sujets au rang des priorités internationales, la
lutte contre l’utilisation de l’huile de palme est une frontière indépassable.
Toute apathie ou modération équivaut à une complaisance complice face à la
destruction de notre planète.

En conséquence, nous votons contre ce texte et réaffirmons
l’urgence de l’arrêt des importations d’huile de palme au plus vite.

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