Contre le rétablissement sans limites de contrôles aux frontières intérieures, le Parlement européen s’érige en garant de la liberté de circulation dans l’espace Schengen

La délégation
Génération•s au Parlement européen se félicite de la position prise aujourd’hui
par les députés de garantir des acquis de l’espace Schengen.

Ce jeudi 14 novembre, le
Parlement s’est prononcé en faveur du rapport sur la proposition de règlement
du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2016/399 qui détermine
les conditions d’une réintroduction temporaire du contrôle aux frontières
intérieures.

Alors l’espace Schengen
est l’une des avancées majeures de la construction européenne, il est
aujourd’hui fragilisé par le manque de confiance mutuel entre les Etats et la
pression sécuritaire qui s’est traduit par la le retour dans la plupart des
pays des contrôles aux frontières intérieurs dans plusieurs pays ces dernières
années. Ces pratiques illégales portent atteinte au principe fondamental de libre
circulation des personnes qui a permis de pacifier et d’unifier le continent
européen en développant de la mixité culturelle entre les citoyens européens.
De plus, si ce processus de démantèlement de l’espace Schengen se poursuivait,
cela pourrait représenter, selon les régions et les secteurs, des coûts pouvant
aller de 5 à 18 milliards d’euros par an.

Céder au repli des Etats
et revenir aux frontières nationales détricote l’Union Européenne. C’est
pourtant la décision prise par la Commission le 27 septembre 2017 en proposant
de modifier les dispositions relatives aux contrôles aux frontières intérieures
du code frontières Schengen afin de permettre aux Etats membres de réintroduire
ces contrôles en toute légalité en cas de menace sur l’ordre public pour une
période pouvant aller jusqu’à cinq ans. Cette décision est aggravée par l’échec
du régime d’asile commun du règlement de Dublin qui conduit en grande partie
les Etats à rétablir ces contrôles intérieurs : un régime d’asile solidaire et
efficace, instaurant un visa humanitaire, serait une réponse bien plus adéquate
que ce système qualifié de « disproportionné, injustifié, inopportun »
conclut la rapporteure Tanjia Fajon. L’adoption d’amendements établissant que la
migration et le franchissement des frontières de l’Union par un grand nombre de
ressortissants de pays tiers ne doit pas être considérés, en soi, comme une
menace pour l’ordre public ou la sécurité intérieure, permet d’aller en ce
sens.

Le rapport du Parlement apporte
une réponse réaliste et humaniste qui garantit que le recours aux contrôles aux
frontières intérieures répond à des besoins réels, reste proportionné et limité
dans le temps. 

Pour toutes ces raisons,
la délégation de Génération.s au Parlement Européen a voté pour ce texte et se
félicite de son adoption. 

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