Budget : pour l’après 2020, le Parlement dit non à l’austérité !

Le Parlement européen a adopté ce midi sa position sur le prochain Cadre financier pluriannuel (CFP) en vue des négociations avec le Conseil, par 429 voix contre 207. Notre collègue Isabelle Thomas en était rapporteure. Nousla félicitons chaleureusement pour sa détermination dans ce dossier crucial pour l’avenir de l’Union.

Par ce vote, le Parlement dit non à l’austérité pour l’après 2020. Alors que la Commission européenne s’est soumise aux États et à leur moins-disant budgétaire, nous avons rejeté toutes les coupes proposées, et défini une base de négociation sans ambiguïté : maintien des politiques historiques de l’Union que sont la PAC, la cohésion et le Fonds social ; soutien renforcé aux programmes phares comme Erasmus+ ou l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes ; objectif de 30% des dépenses européennes sur la lutte contre le changement climatique d’ici 2027 ; révision obligatoire à mi-parcours sur la base des Objectifs de Développement Durable des Nations-Unies comme indicateurs de performance ; « gender budgeting » pour un budget qui garantisse l’égalité homme-femme.

Le Parlement a assorti sa position d’un principe : l’Europe ne peut se fixer de nouvelles priorités sans se doter des nouveaux moyens suffisants pour y répondre. Exaspéré de subir les coupes budgétaires au gré des urgences faute de moyens, le Parlement se pose en gardien de la sincérité budgétaire de l’Union. Il met sur la table un contre-budget rigoureux, ambitieux et chiffré, raisonnablement porté à 1,3% du PIB européen, soit 200 milliards de plus que le budget présenté par la 
Commission européenne, ainsi que des propositions de ressources propres nécessaires à son financement, avec, entre autres, l’harmonisation de la fiscalité des multinationales, la lutte contre la fraude à la TVA en Europe, la Taxe sur les transactions financières ou les revenus du marché d’émissions de carbone.

Ce vote intervient à l’issue d’un travail parlementaire intense, après consultation de l’ensemble des commissions parlementaires et des représentants de la société civile. Il est un acte de résistance des représentants élus par les citoyens européens face aux tenants de l’austérité et du néolibéralisme.

Alors que les États préparent leur position au Conseil, le Parlement se présente avec un mandat solide et largement partagé pour les négociations à venir. Conscient de la gravité du moment et de l’enjeu de ce « budget de la dernière chance », la délégation Génération.s invitera leParlement à user de son veto contre les faux européens qui voudraient saborder l’ambition européenne. Isabelle, en tant que négociatrice, portera résolument la détermination de Génération·s dans les discussions interinstitutionnelles.

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