Adoption d’une résolution sur la COP14 : une avancée pour la protection de la biodiversité une priorité

Le Parlement européen s’est aujourd’hui prononcé en
faveur d’une résolution portant sur la quatorzième conférence des parties sur
la Biodiversité biologique
qui se tiendra à Sharm-el-Sheik
en Egypte du 17 au 29 novembre prochain. Guillaume Balas en est le co-sponsor
au nom du groupe S&D.

La résolution du
Parlement demande notamment l’intégration
de la préservation de la biodiversité dans toutes les politiques sectorielles

telles que celle de l’énergie ou de l’agriculture et appelle à ce que la biodiversité soit érigée au rang des
priorités politiques internationales.

Elle a été soutenue par l’ensemble de la délégation
Génération.s au Parlement européen.

Il reste maintenant à poursuivre
les efforts pour que les préconisations des COPs ne restent pas lettre morte.
La COP 14 constitue à ce titre un tournant pour assurer la crédibilité de la
Convention sur la diversité biologique (ou CBD). A deux ans de l’entrée en
vigueur du prochain cadre de la CBD, nous
appelons à la création d’indicateurs pour apprécier la mise en place des
actions fixées par le cadre 2011-2020
et ainsi mieux définir le prochain
cadre post-2020, dont les termes doivent être discutés dès à présent. Parmi
eux, nous soutenons la mise en place d’objectifs
assignés par pays afin de permettre aux citoyens un plus grand regard sur les
actions mises en place au niveau national
.

Nous appelons également à ce qu’un moratoire sur le forçage génétique, ces manipulations génétiques à vocation expansionniste, soit adopté au niveau international en application du principe de précaution. Cet amendement a été rejeté par le Parlement aujourd’hui, en dépit de la menace que cette technique fait peser sur la biodiversité.

Parce que qu’au même
titre que le climat, la biodiversité est une condition de notre survie, son
déclin saisit aujourd’hui les consciences des concitoyens. Elle a participé à
une crise politique en France avec la démission de Nicolas Hulot qui a
notamment mis en avant une inaction globale des gouvernements nationaux et
européens sur le sujet.

Cette situation ne
peut perdurer. L’ensemble de la
communauté internationale, à commencer par l’Union européenne, doit se
mobiliser pour énoncer les mesures appropriées et empêcher cet effondrement
annoncé.

Cette bataille passera
par la nécessité de nous émanciper de la course au profit, intrinsèquement
incompatible avec la défense de l’environnement.

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